LE MOIS DE MAI – PAS DE RÉPIT POUR LES BRAVES
11 Mai, 2022

Le mois de mai en IndyCar est celui que tout le monde attend : les pilotes, les fans, les médias. Cette année, je l’aborde avec de nouvelles couleurs et le plein de motivation.

Mais avant que les choses sérieuses commencent, je me suis offert une petite parenthèse ce week-end en faisant un détour du côté du Grand Prix de Formule 1 de Miami. C’était vraiment incroyable. Les américains savent faire le show et j’ai beaucoup apprécié de vivre cette ambiance unique. Je me suis déjà rendu sur un Grand Prix, c’était en Hongrie en 2019, juste après ma victoire aux 500 Miles, mais à Miami étant plus en spectateur, j’ai pu pleinement en profiter pour rencontrer beaucoup de connaissances et d’ami(e)s du paddock.

Voici une photo sur la grille de départ avec mon co-équipier chez Meyer Shank Racing, Helio Castroneves.  

Ces quelques moments de détente ont été précieux, car le moment le plus important de la saison, les 500 Miles d’Indianapolis, arrive à grand pas. A cette occasion, Je voulais vous livrer mon ressenti sur la voiture et ma nouvelle équipe. Comment je me suis habitué à ma nouvelle monture, quels éléments ont besoin d’être modifié afin d’être compétitif sur un circuit aussi exigent ? Je vous dis tout (ou presque).

Les essais à IMS

En avril, juste avant Barber, nous avons pu tester la voiture dans les conditions réelles à Indianapolis, même si la météo a été quelque peu capricieuse. Après sept années au volant d’une voiture du team Penske, je dois dire que le set-up de ma nouvelle voiture chez MSR est complètement différent ainsi que bien sûr le moteur Honda. J’ai dû apprendre comment évoluer dans le trafic et m’habituer au comportement du moteur. Quand je relâche l’accélérateur, j’ai eu besoin d’évaluer dans quelle mesure la voiture ralentit comparé à l’année dernière. Cela me permet de choisir le bon moment pour réaccélérer et plonger dans les virages pour doubler et rejoindre la tête de course.

Une bonne base de départ

Sur le speedway, globalement, la voiture se comporte bien. Mais j’ai dû faire beaucoup de petits ajustements. Il faut bien comprendre qu’à plus de 370 km/h en bout de ligne droite, le moindre petit écart a des conséquences bien plus importantes que sur les circuits routiers ou urbains. Ce que vous ressentez dans vos mains et votre dos est important et influe sur votre niveau de confiance et votre niveau d’implication. Il a fallu faire des ajustements sur le volant, la direction et sur l’alignement des roues pour que les sensations me conviennent mieux. Chose que l’on a bien réussi à faire. J’étais satisfait du ressenti de la voiture au moment de prendre les virages. Il nous reste à travailler sur l’équilibre, mais on n’a pas à s’inquiéter de la vitesse de pointe. Je pense que l’on a fait de gros progrès. Nous avons une excellente base de départ pour aller plus loin.

Le Grand Prix GMR et les 500 Miles

Ce week-end, le 14 mai, c’est le coup d’envoi de la quinzaine à Indianapolis avec la course sur le circuit routier. J’apprécie ce tracé qui m’a bien réussi avec trois victoires dans le passé. Les tests que nous avons fait sur le simulateur ont montré un bon comportement de la voiture. Ce Grand Prix me donnera beaucoup d’indications pour ce qui suit juste une semaine après : les qualifications des 500 Miles. C’est vraiment un évènement à part, au sens propre du terme, car la course elle-même n’a lieu qu’une semaine après, le 29 mai.

Du nouveau pour les qualifications

Cette année, de nouvelles règles ont été introduites. Elles se déroulent sur deux jours en trois phases décisives, contre deux auparavant. Le samedi, tous les pilotes auront au moins une tentative de quatre tours lancés. Ensuite, chaque pilote peut faire autant de tentatives qu’il le souhaite et la meilleure tentative sera prise en compte. Une spécificité est qu’il y a deux lignes de départ. Si un pilote se lance de la ligne 1, il doit annuler son temps précédent, mais sera prioritaire par rapport à un pilote qui attend en ligne 2. Les 30 premiers seront présents au départ de la course. Le dimanche il y a trois séances supplémentaires. D’abord ce qu’on appelle ‘La qualification de la dernière chance’ qui permet à tout pilote au-delà du top 30 de s’assurer une place sur la dernière ligne de la grille de départ. Par contre, si un pilote veut améliorer son temps, il est obligé d’annuler son précédent chrono… Ensuite, les douze premiers des qualifications du samedi s’élanceront du plus lent au plus rapide et les six temps les plus lents partiront des lignes trois et quatre de la grille de départ. Les six plus rapides (fast six) se retrouveront en finale comme sur circuit routier ou urbain. Le plus rapide de ces six pilotes signera la pole position.

La course

Dans la semaine qui sépare les qualifications et la course des 500 Miles, une série d’évènements sera organisée. Bien évidemment le pôle-man aura beaucoup d’engagements, entre séances photo et visites officielles, mais c’est aussi une semaine chargée pour tous les pilotes. Des essais se tiendront tout au long de la semaine avant que la course de 200 tours ne commence le dimanche à 17h heure française. J’espère évidement être aux avant-postes et je compte sur vous pour me soutenir. Nous allons vivre un mois de mai de folie !

La vie sur la route

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Lorsque l’on passe beaucoup de temps loin de chez soi, il est important de pouvoir se retrouver dans un lieu familier. La plupart des pilotes Indycar...

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